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  • Mise à jour : 27/04/2005 à 06:51
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Ses archives (11)

  • ...
    Y en a vraiment qui ne sont pas solidaires...
  • Dossier d'Amandine ajouté
    Merci à la mère d'Amandine de me l'avoir...
  • L'appogée de l'Eglise au moyen-âge -
    1. Introduction : · Le contexte du Moyen-Age...
  • Tout y est??
    Presque mais pas encore. Pour ce qui est...

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...

Y en a vraiment qui ne sont pas solidaires : aucun nouveau dossier et il faudra s'en passer. Enfin bon il ne manque qu'une partie d'un thème sinon tout y est.

J'ajoute les notes de Larissa et Rosalie sous format image. J'éspaire que vous pourrez lire.

Encore bonne étude à tout le monde et bonne chance pour demain.
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#Posté le mercredi 27 avril 2005 06:51

Dossier d'Amandine ajouté

Merci à la mère d'Amandine de me l'avoir envoyé.

Il ne manque donc plus que les autres parties du groupe de Diego...
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#Posté le mardi 26 avril 2005 14:44

L'appogée de l'Eglise au moyen-âge -

1. Introduction :

· Le contexte du Moyen-Age :

Le Moyen-Age est la période comprise entre l'Antiquité et les Temps modernes.
Elle débute avec les grandes migrations aux IV e, V e et le VI e siècles, et s'achève avec la Réforme et la Renaissance.
La notion de Moyen-Age est créée entre le XV e et le XVI e siècle par les humanistes, habités par le sentiment d'être à l'aube d'une ère nouvelle et lumineuse.


Au début du Moyen-Age (de 400 à l'an 1000environ) certains chrétiens quittèrent leur famille et leurs amis pour mener une vie austère, à l'écart du monde.
Ils renonçaient aux biens matériels et à la liberté. Ils portaient des vêtements grossiers et mangeaient peu.
Pourquoi ces hommes et ces femmes choisissaient-ils de s'enfermer ainsi dans des monastères ou des couvents « tels des moutons dans une bergerie » ?
Pour les moines et les religieux la réponse était simple ; les monastères et les couvents étaient propices à la prière, et ils consacraient la plus grande partie de leur temps à communiquer ainsi avec Dieu. Ils espéraient attirer la bénédiction divine sur eux-mêmes et sur l'ensemble de la société, et demandaient à Dieu de pardonner aux hommes leurs pêchés.
Mais les religieux assumèrent rapidement d'autres taches. Ils dirigèrent des écoles, écrivirent des livres, fondèrent des hospices pour les personnes âgées, et des pensionnats pour les jeunes filles.
Certains prirent même part à la vie politique.


A partir de 1200, beaucoup de monastères commencèrent à décliner :
La discipline se relâcha, moines et religieuses se laissèrent aller à la paresse.
De nouveaux ordres monastiques furent alors fondés, et ils surent regagner le respect de la population. Ces différents congrégations existent encore aujourd'hui et leurs membres continuent à observer l'idéal traditionnel : servir Dieu et leurs prochains.

2. Le haut Moyen-Age :

Les réformateurs revendiquent principalement le respect du célibat par les prêtres et l'interdiction de la simonie*.
C'est le pape Léon IX qui organise les réformes.
En s'alliant aux Normands en Italie du Sud, il parvient à se libérer de la protection de l'Empire germanique.
Le pape Grégoire VII poursuit ce travail de réforme : il veut réaffirmer le pouvoir papal face au pouvoir temporel, principalement de l'empereur germanique.
Le pape est déclaré seul et unique chef de l'Eglise, et exerce à ce titre le pouvoir d'investiture*.
Il peut donc également destituer des souverains.
La dimension sacrée de la dignité impériale n'est plus reconnue.
L'empereur se voit enlevé sa symbolique religieuse héritée de l'Empire romain.
Cette réforme provoque la querelle des investitures entre empire et papauté.
Les XII e et XIII e siècle correspondent à l'apogée du pouvoir de la papauté.
La suprématie de l'église germanique est abolie.
L'esprit de la ferveur religieuse s'exprime également dans le mouvement des croisades, qui s'étend de la fin du XI e jusqu'à la fin du XII e siècle.
Les croisades ont pour objectifs de canaliser le besoin de spiritualité et de confronter la chrétienté à un ennemi, les infidèles.

2. Le bas Moyen-Age :

Cette période est marquée par des famines et des épidémies de pestes. Elle est introduite en Europe par les marchands italiens qui reviennent d'Asie et se répand très rapidement dans tout le continent, coûtant la vie à près d'un tiers de la population européenne. L'épidémie entraîne un recul de la production artisanale et agricole.
Les populations ne peuvent expliquer cette et ils y voient une punition divine.
Ils pensent trouver une réponse dans les nouveaux mouvements religieux qui se multiplient dans ce contexte.
L'ordre mendiant des franciscains, qui prêche la pauvreté, connaît une popularité accrue.
Ils cherchent à réformer l'Eglise de l'intérieur et à la ramener à la simplicité et à la pureté.
Parallèlement, un grand nombre d'ordres pénitents voient le jour.
Les plus connus sont les flagellants* qui voyagent à travers l'Europe et se flagellant sur les places publiques. L'Eglise officielle est dans un premier temps exclue de ces deux types de mouvements.
Il faut dire que, dans le même temps, la papauté connaît l'une des plus grandes crises de l'histoire, connue sous le nom de « grand schisme d'Occident » de 1378 à 1417.
Le concile de Constance met fin au schisme.


3. Cluny :
· Developpement de l'ordre clunisien:


-Fondation :
11 Septembre 910. Le duc d'Aquitaine fit un don de terre pour l'établissement d'un monastère bénédictin à l'Eglise Romaine, pour éviter toute intervention extérieure. Il nomma le premier abbé de Cluny mais prévit pour la suite que le chef de la communauté soit élu par les moines. Bernon (909-926) fut un réformateur monastique intransigeant appliquant l'ouvre de Benoît d'Aniane à la lettre.

-Expension de l'ordre
Lors de l'abbatiat d'Odon (926-942) Cluny admit d'autres monastères qui gardèrent leur autonomie et leur abbé à condition qu'ils s'engagent à respecter la réforme clunisienne.
Aimar (942-954) et Mayeul (954-994) le transformèrent en un véritable ordre en renforçant les liens entre l'abbaye-mère et les autres monastères. Ils fondèrent également de nouveaux établissements.
Odilon (994-1049) fut une des plus grandes influences religieuses de son temps. Il adapta Cluny à la féodalité et lutta contre la violence ambiante en instaurant la Paix et la Trêve de Dieu. Il s'infiltra dans les entourages des grands seigneurs en aidant les chevaliers sans possessions pour qu'ils s'intègrent dans la vassalité des puissants et en accueillant les cadets de famille puissantes. En contrepartie il sollicita des legs pieux pour son ordre. A la fin de son règne on compta près de 70 établissements appartenant à Cluny.
Les demandes d'adhésions d'abbayes et des fondations de nouveaux établissements affluèrent de plus en plus avec Hugues de Somur (1049-1109). L'ordre s'étend en France, Lombardie (Italie du Nord), en Espagne et en Angleterre. Avec Pons de Melgueil (1109-1122) par contre une crise financière surgit et la règle de l'ordre s'amollit. Lors d'un chapitre général il fut contraint d'abdiquer et son remplaçant et successeur fut Pierre le Vénérable (1122-1157) qui assainit les finances, restaura la discipline et élimina les abus, influencé également par l'ordre cistercien très ascète.

-Exemption
Un privilège accordé par le pape à Cluny et s'étendant à l'ordre tout entier par la suite était une des raison du développement et de la puissance de Cluny. Il s'agit du privilège d'exemption, dont bénéficiera également plus tard l'ordre clunisien, soustrayant l'ordre à l'autorité de l'évêque du lieu pour ne le placer que sous celle du pape. L'abbé de Cluny n'était soumis à aucun pouvoir dans l'exercice de ses fonctions. Il était pour cette raison sollicité comme arbitre dans les conflits entre puissances.

· Organisation de l'ordre clunisien

- Famille clunisienne
Les prieurés dirigées par un prieur et non par un abbé étaient les plus nombreux. On en dénombrait plus de mille au XIIème siècle. Ils dépendaient tous directement et uniquement de l'abbaye-mère de Cluny. Il existait également les abbayes d'observance et d'obédience clunisiennes. L'abbaye de Cluny était donc la plus importante et c'est pourquoi on parlera plus de Cluny que d'ordre clunisien contrairement à l'ordre cistercien où toutes les abbayes étaient sur le même pied d'égalité.
L'abbé de Cluny était élu par les moines de l'abbaye-mère de Cluny comme l'avait prévu le duc d'Aquitaine. Il désignait les prieurs tout en exigeant d'eux un serment de fidélité. Il visitait les prieurés régulièrement pour veiller à ce que la règle soit respectée. Au XIIème siècle ce sont créées dix chambreries dirigés chacune par un chambrier qui étaient chargés de veiller sur une partie des prieurés. Un chapitre général réunissait annuellement les abbés et prieurs. Il conseillait et approuvait les décisions de l'abbé de Cluny qui le présidait, et atténuait la dimension monarchique de l'ordre.

-Moines
Nombre de moines : 5 à 50 en général. 300 à Cluny.
3 étapes de clercs : _ l'oblat : enfant (souvent d'origine noble) confié à l'ordre et destiné à la vie monastique. _le novice : aspirant se préparant à prononcer les 3 v½ux bénédictins (obéissance ; stabilité et conversion des m½urs – chasteté, humilité, pauvreté -)
_le moine qui a prononcé lui-même ses v½ux. On peut aussi distinguer vers la fin de l'ordre clunisien deux catégories de moines : les profès ayant pour charge le domaine spirituel et étant presque tous prêtres et les frères convers qui se rapprochaient plus de paysans.
L'abbé ou le prieur est relayé par toute une série d'officiers. Le grand prieur est l'adjoint de l'abbé-père et le prieur claustral est chargé du domaine spirituel.

-Spiritualité clunisienne
La règle bénédictine prévoit un équilibre entre prière, travail et repos. A Cluny l'activité religieuse est telle (offices, messes) qu'il ne reste que peu de temps pour le travail intellectuel ou manuel. Elle s'appuie plus sur l'oraison que sur la pénitence. La règle est adoucie dés le début de Cluny et la liturgie est fastueuse (psaumes, gloire de la majesté divine). La charité se retrouve dans la prière comme dans l'accueil des pauvres et les actions pieuses équilibrent le manque d'ascèse.

· L'influence de Cluny


-Cluny et le monde féodal
Cluny adhère parfaitement à la féodalité et c'est ce qui fera son succès mais également son déclin. Elle prône la paix face à la violence ambiante et exacerbe la peur de l'enfer suscitant ainsi pénitences, pèlerinages, croisades, Reconquista et legs pieux. Les domaines clunisiens sont exploités comme les autres seigneuries si ce n'est que les réserves sont théoriquement exploitées par les moines.

-Cluny et l'Eglise
L'ordre clunisien ne peut que défendre la réforme grégorienne dont on vous parlera plus tard puisque celle-ci vise à assainir l'Eglise de la Simonie et du Nicolaïsme et à renforcer la papauté dont elle dépend. Cluny participe énormément à l'encadrement religieux des fidèles dans les milieux ruraux. De nombreux villages se créent à proximité des monastères. Les clunisiens développent l'art roman en construisant de riches églises pour leurs monastères mais également pour les paroisses environnantes.

-Faiblesses de Cluny
L'ordre s'appauvrit à la fin du XIIème, les domaines mal gérés se dévalorisent et les impôts prélevés deviennent dérisoires pour assurer la survie de la plupart des moines. Comme le travail manuel est méprisé la main d'½uvre doit être extérieure et coûte chère. Les dons se font plus rares, moins importants. Et l'ordre se démode dans une société de plus en plus urbanisée. L'ordre décline lentement mais sûrement durant toute la fin du Moyen Âge.











Église abbatiale de Cluny :
Fondée en 910, l'abbaye bénédictine de Cluny est la première abbaye de la chrétienté par le nombre de ses moines. L'église abbatiale de Cluny III (1088-1130), démolie à la révolution, constitue d'autre part la plus grande église romane. Par son architecture et ses sculptures ornementales, elle illustre l'apogée de l'art roman bourguignon.






4. L'ordre cistercien

· Naissance de l'ordre cistercien
-Fondation de Cîteaux

Le fondateur de l'ordre, Robert de Malesme (1028-1110-, moine traditionnel durant la première partie de sa vie, hésita toute la seconde moitié de sa vie entre la vie érémitique et la voie cénobitique. Il fonda Cîteaux avant de revenir à son ancienne abbaye en 1098. Son successeur, Aubry (1098-1109- fut donc le premier abbé de l'ordre cistercien qui insistait sur une application stricte de la règle bénédictine.

-Vers un ordre cistercien

L'abbatiat d'Etienne Harding (1109-1133) est celui de la naissance de l'ordre et de ses premières structures : à sa mort on comprend environ 70 établissements en Bourgogne, Champagne, Allemagne, Italie et Angleterre. Auparavant il s'assura de la cohésion de l'ensemble en faisant réunir un premier chapitre général des abbés en 1116 et rédiger l'Exorde primitif en 1119, rappelant l'idéal originel.

-Mouvement ascétique

La spiritualité cistercienne repose sur la lecture très stricte de la règle bénédictine et repose sur deux principes essentiels : _ la vie en communauté. L'idéal cistercien exclut toute recherche individuelle, les occupations ; les temps de repos, les prières et le travail, doivent être faits en commun et profiter à tous. Il existe deux catégories de moines : les profès et les frères convers. _la mortification. Le cistercien est avant tout un pénitent. Il est très pauvre, silencieux. Les abbayes se construisent à l'écart des hommes, sur des terres presque arides et imposant de durs travaux. Elle ne vit que du travail que les moines peuvent lui fournir.

· Expension cistercienne

-Influence de St-Bernard

Bernard de Fontaine (1115-1153), abbé de Clairvaux (abbaye fille de Cîteaux), intervient énormément dans le monde politique féodal ce qui le fait sortir de son abbaye et le met en contradiction avec l'idéal primitif de son ordre. Bon prédicateur, bon gestionnaire, il conseille les évêques auxquels il n'hésite pas à critiquer le faste et les préoccupations temporelles. Sa spiritualité influence celle de l'ordre tout entier et il incita tout l'Occident à participer à la deuxième croisade. Par les mortifications, la chasteté et la pauvreté, il parvient à une religion d'amour, vouant également un culte à la Vierge Marie et refusant d'introduire la raison dans l'étude des textes sacrés.

-La croissance de l'ordre

L'ordre cistercien se développe grâce surtout à des établissement préexistants qui, séduits par leur spiritualité pure, le rejoignent. Au début du XIIIème siècle on peut compter 530 abbayes et même si on en retrouve plus en France l'ordre rayonne dans tout l'occident. En plus des abbayes masculines on peut, en outre, y ajouter les nombreux monastères de femmes.

-Organisation originale

L'abbé de Cîteaux est le chef de l'ordre mais en s'appuyant sur le chapitre général de tous les abbés. Les établissements sont autonomes mais solidaires spirituellement et matériellement et ont les mêmes pratiques. Tout cela est défini dans la Charte de charité et d'humanité en 1119 qui sera redéfinie quelques dizaines d'années plus tard dans la charte postérieure à cause de l'expansion de l'ordre. Comme l'ordre cistercien fédère des abbayes autonomes, celles-ci reçoivent le privilège de l'exemption en échange du soutien apporté à la papauté. L'abbaye-mère contrôle chaque abbaye fondée ou incorporée dans sa filiation. L'abbé-père peut y influencer l'élection de l'abbé par la communauté.

· Apogée au déclin

-Grande influence religieuse

L'ordre cistercien influence grandement le monachisme de son époque, même Cluny n'y échappe pas. L'idéal de pauvreté, de chasteté et de pureté se répand et se traduit dans l'art par une architecture et des tableaux dénués de tout superflu. Les cisterciens sont sollicités pour relever le niveau moral de l'épiscopat.

-Choix économiques judicieux

L'ordre bénéficie de legs pieux et d'achats et les fait prospérer en en laissant la gestion à des abbés de qualité. L'ordre accorde une grande place au travail manuel et comme les sites ingrats sont exploités puis mis en valeur par les moines, l'ordre ne s'appauvrit pas en main d'½uvre salariée.

-Déclin de l'ordre

Avec le changement de mentalité de la fin du Moyen Âge, les dons s'appauvrissent, les moines se font moins nombreux et des monastères commercialisent leurs productions et s'ouvrent sur le monde. Bientôt l'ordre clunisien est dépassé.

5. Le temps des cathédrales :

· L'essor architectural :

De la Catalogne à l'Allemagne, l'édification des cathédrales traduit la prospérité du XIII e et XIV e siècles. Elle mobilise, sur des durées souvent plu séculaires, des dizaines de milliers d'ouvriers dont le travail est parfois représenté au hasard des frises, des frontons et des corbeaux. Non seulement les cathédrales, mais aussi les monastères, les églises , les basiliques sont réédifiées et remplacées par des constructions de pierre : calcaires blancs en Ile-de-France, brique à Albi ou granits et laves dans le Massif central, à Riom ou à Clermont-Ferrand.

L'historiographie du XIX e siècle distingue l'art roman apparu dès le XI e siècle, caractérisé par les pleins et l'utilisation de la voûte soutenue par l'arc en plein cintre, de l'art gothique qui lui succède, caractérisé par les ouvertures et l'utilisation de la voûte à croisées d'ogives. Si cette distinction correspond à un débat théologique qui a opposé en particulier Bernard de Clairvaux à Abélard au XII e siècle, elle ne peut être utilisée comme une grille absolue de classification, car étant donné la lenteur des travaux d'édification, la majorité des bâtiments associe les deux formules.

Rosace de Notre-Dame de Paris :
La rosace située sur la face sud du transept de Notre-Dame de Paris est l'½uvre de Jean de Chelles, assisté de Pierre de Montreuil. Réalisée vers 1240-1250, elle mesure 13 m de diamètre. Les verres sont enchâssés dans une structure en métal fixée dans le bâti en pierre. Les contrastes colorés, où dominent les bleus et les rouges, sont caractéristiques du gothique rayonnant.

6. L'église au Moyen-Age :

Au Moyen Age, en Europe, tous les hommes et les femmes sont chrétiens. Ils sont baptisés dès leur naissance. Tout le long de leur vie, ils accomplissent des gestes chrétiens : prières, processions, pèlerinages.
-Catherine peux tu me parler de l'église au Moyen Age ? Et des personnes importantes ?


· L'église Médiévale :

L'église médiévale était une organisation aussi puissante que complexe. Si les principales fonctions étaient réservées aux hommes, les femmes jouaient cependant un rôle considérable dans la vie religieuse. Au fil des siècles, l'église évolua. Certaines des premières communautés religieuses furent remplacées par d'autres, plus dynamiques.




· Les personnes jouant un rôle important pour l'église :

-Le pape :

Le pape, chef de l'église, était au Moyen Age le guide spirituel de tous les chrétiens d'Europe occidentale. Les papes donnaient leurs directives sur toutes les questions religieuses ; ils jouaient aussi un rôle important sur le plan politique.



-Les prêtres :

Les prêtres* étaient les « pierres » sur lesquelles l'église était bâtie. Toute l'Europe était divisée en paroisses, petits territoires de taille d'un village où les prêtres exerçaient leur ministère, qui consistait à dire la messe et instruire les fidèles dans la foi chrétienne. Ces prêtres des paroisses formaient ce qu'on appelle le clergé séculier*.
Plusieurs années de formation étaient nécessaires avant d'être ordonné prêtres. On entrait dans le clergé* en faisant v½u* de servir Dieu, de mener une vie pieuse et d'obéir aux supérieurs hiérarchiques ; puis le « clerc * » recevait successivement les quatre ordres mineurs : portier, lecteur, exorciste, et enfin acolyte, autorisé à servir à l'autel*.
L'étape suivante était celle de l'ordination au rang de sous-diacre puis de diacre*. Les diacres pouvaient exercer presque toutes les charges des prêtes, mais ne pouvaient pas célébrer la messe.
A la fin de cette formation, ils étaient ordonnés prêtres, et nommés dans une paroisse. Après le 12ème siècle, les prêtes et les diacres n'eurent plus le droit de se marier. Seuls les prêtres pouvaient accéder à l'épiscopat



-Mais quels croyants sont-ils ?


· La foi du peuple :

Au Moyen Age, il n'y a pas de catéchisme et les prêtres sont souvent très ignorants. Les gens connaissaient mal leur religion. Ils s'instruisaient en regardant les statues ou les peintures d'églises. Parfois, de grands spectacles étaient organisés devant les portes des églises. Ils représentaient des scènes de la vie de Jésus ou des scènes de la vie des saints. Ces spectacles s'appelaient des « mystères », ce qui signifie en grec « qui se dévoile ».


-Qu'elle est le rôle de l'église dans la société chrétienne du Moyen Age ?

· Une société chrétienne :

Les rôles dans la société sont partagés.
Il y a ceux qui priaient, les hommes d'église, Moines, prêtres, évêques, Ceux qui combattaient et faisaient la guerre, Les rois, les seigneurs, Et ceux qui travaillaient, principalement les paysans. On dit que la société est divisée en trois ordres.
Cette division dure jusqu'à la révolution française en 1789. Le plus souvent, la terre n'appartenait pas à ceux qui la cultivaient. Les grands domaines appartenaient aux seigneurs ou à des monastères.

-Croyaient-ils au paradis et à l'enfer ?

· Le paradis et l'enfer :

Les gens du Moyen Age ont très peur d'aller en enfer après leur mort, à cause de leurs péchés. Ils imaginaient un endroit terrible où les méchants brûlaient éternellement. Ils donnaient de l'argent aux pauvres, aux monastères ou font des pèlerinages* pour obtenir le pardon de leurs péchés et pour aller au paradis et ainsi échapper à l'enfer.


· Le purgatoire :

Pour lutter contre la peur de l'enfer, les gens espéraient que Dieu donne une chance à ceux qui mouraient sans savoir demander pardon pour tous leurs péchés. Cette chance s'appelait le purgatoire. Là, les morts avait le temps de regretter leur mauvaise vie et pouvaient obtenir le pardon de Dieu pour aller au paradis. Les vivants pouvaient prier Dieu pour ceux qui attendaient au purgatoire.

-Il y avait il des personnes contres l'église ?


· Les réformateurs :

Au Moyen Age, de nombreuses critiques s'élevèrent contre les ordres monastiques et religieuses existants. Cela n'a rien de surprenant, car il est très difficile pour toute organisation exigeant de ses membres une stricte discipline et une vie de privations et de renoncement de ne pas s'écarter de ce noble idéal. Voici quelques-uns des principaux réformateurs :

Chartreux :

Un ordre très strict et érémitique (s'inspirant des ermites*), fondé par saint Bruno de Cologne (Allemagne) en1804. Celui-ci jugeait les monastères de l'époque trop confortables. Les chartreux vivaient dans des cellules individuelles et ne se rencontraient qu'à l'église.
Ils observaient un silence total, sauf durant les offices. Beaucoup travaillaient comme artisans.


Cisterciens :

Saint Bernard de Clairvaux (1090-1153) dénonça l'opulence des monastères. Selon lui, moines et religieuses devaient vivre dans le plus grande simplicité. Il contribua à établir un nouvel ordre monastique, celui de Cîteaux (en Bourgogne).
Les cisterciens bâtirent des communautés dans des lieux isolés. Ils passaient plus de temps à travailler qu'à prier, contrairement aux bénédictins.


Les franciscains et les dominicains :

Ordres « mendiants » fondés au 13ème siècle, en réaction à la richesse et au relâchement des anciennes communautés. Les frères voyageaient à travers le monde pour enseigner la parole chrétienne. Ils étaient très populaires et attiraient les foules.

7. Histoire de Papes :

-Césaropapisme (962-1059)

962 Otton I _ Contrôle la désignation papale_ exige un serment de fidélité du Pape
993 Oton II _ Place Sylvestre II (ancien précepteur) sur le trône de St-Pierre
1048 Henri III 'faiseur de papes' Léon IX _ dépose 3 papes rivaux_désigne Léon IX_n'accepte son intronisation qu'après la ratification du peuple romain
1049 _réaffirme la primauté papale et l'indépendance de l'Eglise_rappelle le principe de l'élection épiscopale


-Période pré-grégorienne (1059-1073)

1059 Nicolas II _réserve l'élection pontificale aux seuls cardinaux avec acclamation par le peuple romain_écarte l'Empereur du processus pontificale
1061 Alexandre II _impose la liberté de l'élection pontificale malgré un antipape nommé par l'Empereur

-Grégoire VII (1073-1085)

1074 _ déchéance des clercs simoniaques & incontinents_centralisation pontificale (politique appuyée sur les légats) → rejet de la part du clergé et des féodaux
1075 _ interdiction de l'investiture laïque sous peine d'excommunication_rédaction des DICTATUS PAPAE· Seul le pontife détient un pouvoir absolu universel. Il est au dessus de l'Empereur, des rois, des princes, ...· Le pape peut les déposer et délier leurs sujets de leur fidélité s'ils ne respectent pas les droits de l'Eglise.
1076 _ excommunication et destitution de l'Empereur (Henri IV) (qui fait pénitence et demande pardon)
1080→ 1085 _réitère ses sanctions contre l'Empereur_Grégoire doit quitter Rome sous la pression de l'Empereur et meurt isoléS'il n'a pas battu l'Empereur, il préserve l'indépendance de la papauté et fait progresser énormément la réforme.


Trace du Passé : les Dictatus Papae de Grégoire VII
-Querelle des Investitures (1075-1122)

Pouvoir temporel (roi, prince) > < Pouvoir spirituel

En France, le « respect de la liberté de l'Eglise, sans empêcher le roi de 'recommander' ses candidats aux collèges électoraux ». En Angleterre, le roi renonce à l'investiture des prélats mais exige un serment de fidélité.

Le Concordat de Worms (Empire Germanique)Lutte entre le pape et l'empereur // 1111 schisme, Empereur excommunié, antipape (1118) // négociations menées par l'abbé de Cluny, Pons de Melgueil à Concordat de Worms en 1122 signé par le Pape Calixte II et Henri V, le schisme est refermé.Le caractère libre des élections abbatiales et épiscopales est rappelé mais se font en présence d'un représentant de l'Empereur qui exige tout de même un serment de fidélité de la part des abbés et évêques de son pays.

Concile de Latran en 1123« Le concile confirme la condamnation de l'intervention des laïcs dans les affaires ecclésiastiques mais aussi de la simonie et du nicolaïsme. » Les représentants de la chrétienté (mis à part les byzantins à cause du schisme de 1054) entérinent tout le programme de la réforme grégorienne :

-La théocratie pontificale (1085-1303)

... (le reste n'a pas été présanté et ne m'a pas été transmis...)
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#Posté le mardi 26 avril 2005 14:40

Tout y est??

Presque mais pas encore.

Pour ce qui est de Rosalie et Larissa, elles m'ont dit la tentôt qu'elles nous feront des photocopies de leur dossier des élèves une fois remplis. MERCI

Le travail d'Amandine Catherine et Charlotte me sera transféré cette nuit et sera donc en ligne demain. Merci d'avoir envoyé ta version Catherine mais mon ordinateur ne peut pas la lire désolé. Espérons qu'il n'y ait pas de foirage du coté d'Amandine.

Il ne restera plus qu'aux autres membres du groupe de Diego de m'envoyer leurs parties respectives car il ne les avait pas sur son ordi.

J'éspaire que ça vous aura été utile.

Ce blog reste à la disposition de toutes personnes voullant mettre un document ou une photo en ligne : il ou elle n'aura qu'à me l'envoyer sur mon adresse e-mail : emmanuel.vanoost@gmail.com

Ciao et bonne étude tout le monde!

-Manu.
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#Posté le mardi 26 avril 2005 08:26

Modifié le mardi 26 avril 2005 14:43

La décadence de l'église médiévale

1. Introduction :

Malgré que les XIIème et XIIIème siècle aient souvent été considérés comme l'age d'or ou comme l'apogée de la civilisation médiévale, la 2ème moitié du XIIIème siècle fut remplie de controverses.

En 1212 et 1260 régnait une période de bien être général durant laquelle les évêques se consacrent entièrement au service de leur diocèse.
(Les évêques possèdent une formation universitaire et sont élus par un chapitre).
Ce siècle abonde en bienfaiteurs qui furent canonisés et les femmes prirent, durant ce siècle, une place nouvelle, elles trouvèrent plus de sollicitude.

Durant ce siècle, nous rencontrerons entre autres Innocent II : le pape qui passera de l'apogée à la décadence de l'église.
Nous évoqueront également le nom de deux papes : Grégoire IX et Innocent IV qui, eux, garderont la doctrine théocratique (dieu à pape à peuple).


2. Elections épiscopales :

La papauté a conservé le principe qui voulait que le clergé et les notables locaux procèdent à l'élection des évêques en toute liberté canonique.
La papauté pouvait en effet contrôler ces élections de diverses façons.
Par exemple, lorsqu'un évêque était transféré, démissionnait ou mourrait, le pape avait le droit de désigner son remplaçant, ou encore, si le pape découvrait une infraction à la loi, il pouvait procéder à la dénomination de l'évêque coupable.

Au XIIème siècle, la papauté commence à intervenir en recommandant le candidat ou le nominataire lors des élections épiscopales, et elle recoure ensuite à des désignations forcées, elle impose son choix.
Au début, cette intervention de la papauté dans les élections se faisait en quatre étapes : tout d'abord la demande, ensuite l'admonition, puis le commandement, et enfin l'ordre péremptoire.

A chaque étape, les 4 missives sont envoyées en même temps.
L'usage de l'intervention forcée se développe naturellement et rapidement, et on y recoure de plus en plus souvent lors du XIIème siècle comme un moyen de privilégier les dignitaires de la Curie.

Quelques protestations face à ce retrait de liberté se firent connaître et devinrent célèbres, comme celle de Grosseteste de Lincoln en 1245 et celle des évêques français sous le règne de louis IX, en 1247.
Des rois protestèrent également contre la violation des droits de vote traditionnels.

Les hommes du Moyen Age espéraient ne faire fonctionner l'administration pontificale que par les impôts de ceux qui bénéficiaient des services et de la protection du pape, ce qui d'un coté pénalisât l'administration pontificale, et de l'autre créa des manifestations des groupes importants qui s'irritèrent des impôts abusifs qui s'abattaient sur eux.
3. Innocent IV :

Innocent IV, ou plutôt Sinibaldo Fieschi, est né à Gênes vers 1195. Il étudia le droit à Parme et à Bologne.
Il fut nommé évêque d'Albenga en 1225 puis cardinal en 1227 et fut pape de 1243 jusqu'à sa mort en 1254.

Dès son accession à la papauté en 1243, il s'opposa à l'Empereur d'Occident, Frédéric II, qui cherchait à établir une autorité impériale absolue en voulant diriger les états de l'Eglise. Ses négociations avec l'Empereur ayant échoué et craignant pour sa vie, il fuya Rome et se réfugia en France.
C'est alors qu'il convoqua, en 1245, le XIII° Concile Oecuménique à Lyon qui condamna Frédéric II.

Frédéric II ayant déjà été excommunié par le pape précédent, Grégoire IX, Innocent IV conseilla l'élection d'un nouvel Empereur et soutint la candidature de Guillaume II de Hollande.

A la mort de Frédéric II, en 1250, il retourna à Rome, mais jusqu'à la fin de ces jours il dut faire face à une lutte acharné avec Conrad IV, fils de Frédéric II, et ses alliés, ce qui le détourna des affaires religieuses.
Innocent IV semble parfois s'être servit de ses pouvoirs pour des objectifs temporels et politiques. Il prétendait que l'église était établie dans l'intérêt de la papauté.

En 1250 commence le grand interrègne (23 ans) :
Nous n'aurons plus d'empereur jusqu'en 1273 car la papauté a triomphé de son principale adversaire qui est le roi.

C'est à ce moment là que les premiers signes du déclin se font sentir, que la foi devient moins forte et que l'église se laisse écraser. Elle doit à présent lutter contrer les hérésies.


4. Hérésies :

Les croyances religieuses que l'église n'approuvait pas étaient appelées des hérésies. Le Moyen Âge voit le développement de nombreuses hérésies en Europe à partir du XIème siècle. La première vague a lieu vers 1020.

L'hérésie cathare fut très importante en Italie et en France. Ces hérésies remettaient en cause le pouvoir des prêtres et l'importance des institutions chrétiennes comme la messe. Les dirigeants de l'église se sentirent menacés.
Les hérétiques qui refusaient de renoncer à leur propre façon de voir le christianisme étaient torturés et brûlés vifs.




5. Grégoire IX :

Né vers 1145 et mort en 1241, prénommé Ugolino, il appartient à la famille des comtes de Segni. En 1198, il fut fait cardinal par son oncle, le pape Innocent III. En 1206 il fut nommé cardinal-évêque d'Ostie avant d'être élu pape en 1227 sous le nom de Grégoire IX.
Ami de Saint-François d'Assise, il joua un rôle, avant son pontificat, dans la création de l'Ordre des « Frères mineurs » ou « Franciscains ».
Mais l'oeuvre principale de Grégoire IX, troublé par l'hérésie, fut l'organisation de l'Inquisition. Il publia en effet en 1231 la « constitution Excommunicamus » qui plaçait la poursuite des hérétiques sous la direction papale et établissait l'Inquisition.


6. L'inquisition :

C'est une institution judiciaire, créée au Moyen Âge par la papauté, afin de rechercher, juger et condamner les personnes coupables d'hérésie.
L'Inquisition est instituée en 1231 par Grégoire IX. L'hérésie et les ennemis de la foi étaient déjà poursuivis à cette époque.

Au cours du XIIème siècle, le jugement porté sur les hérétiques se modifia en réaction à la 'renaissance' de l'hérésie sous forme organisée, en particulier de celle des albigeois, ou cathares, du sud de la France. La doctrine et les pratiques albigeoises furent perçues comme dangereuses pour les institutions chrétiennes, et après quelques efforts peu vigoureux de ses prédécesseurs, le pape Innocent III organisa une croisade contre les albigeois, ou « hérétiques ». Il publia également une procédure inquisitoriale contre les albigeois, et envoya des prédicateurs dans la région d'Albi, mais ces efforts divers contre l'hérésie restaient peu coordonnés et sans grands effets.

L'Inquisition proprement dite ne commença en fait qu'en 1231, avec la constitution Excommunicamus du pape Grégoire IX. Par cette action, le pape enleva aux évêques la charge de veiller à l'orthodoxie des fidèles, plaça les inquisiteurs sous la juridiction spécifique de la papauté et institua des punitions sévères.
Les inquisiteurs furent choisis presque exclusivement parmi les franciscains et surtout les dominicains, en raison de leurs connaissances en théologie.
En plaçant la poursuite des hérétiques sous la direction papale, Grégoire IX agissait par crainte de voir l'empereur Frédéric II s'engager lui-même dans cette voie et s'en servir dans des buts politiques. La nouvelle institution fut en fait rapidement étendue dans toute l'Église, même si elle n'eut qu'une influence très réduite dans un grand nombre de régions d'Europe.

Chaque tribunal était constitué de deux inquisiteurs dotés d'un pouvoir identique, conféré directement par le pape. Ces inquisiteurs étaient aidés par des assistants, des notaires, la police et des conseillers. Comme ils pouvaient excommunier même des princes. Les inquisiteurs étaient des personnages très puissants mais avaient la réputation d'être justes et cléments. Certains d'entre eux furent cependant accusés de cruauté et d'autres abus.
7. Les Cathares ou les Albigeois:

En Europe, vers la fin du XIème et début du XIIème siècle, les adeptes du dualisme manichéen appelés cathares apparurent pour la première fois dans le nord de la France et aux Pays-Bas. Persécutés puis chassés du nord, les cathares se dirigèrent vers le sud, dans la région d'Albi, où ils furent mieux accueillis. On leur donna alors le nom d'albigeois.
Albi fut un centre important du mouvement hérétique.
Les Albigeois furent les adeptes de la plus importante hérésie au sein de l'Église chrétienne durant le Moyen Âge.

Les albigeois adhéraient à un système dualiste manichéen qui s'étendait autour de la Méditerranée depuis des siècles. Les dualistes croyaient en l'existence séparée et indépendante d'un dieu de la Lumière, de la Bonté et de l'Esprit, généralement associé à Jésus-Christ et au Dieu du Nouveau Testament, et le dieu du Mal, de l'Obscurité et de la Matière, associé à Satan et au Dieu de l'Ancien Testament.

Toute entité matérielle comme la richesse, la nourriture ou le corps humain lui-même était considérée comme mauvaise et renonçaient donc a tous leurs biens. L'âme avait été emprisonnée par Satan dans le corps humain, et le seul espoir d'obtenir le salut était de vivre dans le bien et la spiritualité. En vivant dans le bien, on pouvait gagner la liberté après la mort, qui marque la fin de l'existence matérielle.

Les albigeois croyaient que le Christ était Dieu mais que, durant son séjour sur terre, il était une sorte d'esprit illusoire avec un corps d'apparence humaine.
Ils soutenaient que l'Église chrétienne traditionnelle, avec son clergé corrompu et son abondante richesse matérielle, était l'agent de Satan et devait être ignorée.

Les cathares se considèrent comme des chrétiens, certains de leurs rites remontent à l'antiquité chrétienne. Ils refusent l'incarnation du christ et condamnent le mariage.
On comprend dés l'hors que l'église y voit un grand danger pour la foi. Le choix du catharisme est en quelque sorte une manière de protester contre l'église en place.

Les cathares ont des doctrines étrangères au christianisme, on les considéraient comme les héritiers des manichéens le l'antiquité. Les pèlerinages et ensuite croisades on sans doute contribué à la circulation de cette doctrine.

L'hérésie cathare mit progressivement l'Eglise en péril, elle s'infiltrait dans toutes les classes de la société d'autant plus que le clergé catholique était médiocre et immoral.

L'Église chrétienne tenta d'abord de convertir les albigeois par des moyens pacifiques. Après plusieurs échecs, le pape Innocent III lança la croisade contre les albigeois, qui étouffa férocement le culte albigeois et dévasta une grande partie du sud de la France. De petits groupes d'albigeois survécurent dans des régions isolées et furent poursuivis par l'Inquisition jusqu'au XIVème siècle.

8. Les croisades et la prédication :

Pour empêcher que l'hérésie ne se développe, on utilise divers moyens tels que la prédication et les croisades.

a) Les croisades :
Elles trouvent leur origine dans le pèlerinage à Jérusalem, ce sont des guerres saintes menées par les européens qui voulaient défendre la religion chrétienne contre les musulmans.
Elles n'ont pas eu pour but d'exterminer les musulmans mais de modifier leur perception du christianisme. Les croisades sont également un rite de purification et de pénitence, elles ont contribué à souder la chrétienté et à confirmer le pouvoir de la papauté.

La terre sainte : les chrétiens avaient beaucoup de respect pour les terres de Palestine et bon nombre d'entre eux voulaient au moins une fois dans leur vie aller prier en terre sainte.

L'église, qui enseignait que le christianisme était la seule vraie religion, s'était donnée pour mission de convertir les fidèles des autres religions, tels les juifs ou les musulmans.

- La première croisade se fit en 1096 et se termina par la prise de Jérusalem et la création d'Etats chrétiens.

- La deuxième se passa en 1147. C'est une croisade de secours organisée par Bernard de Clairvaux vers la Terre Sainte. Elle est commandée par Louis VII et Conrad III qui mènent leurs armées à travers l'Europe centrale.
Les chefs de la croisade se trompent d'adversaire et prennent le chemin du retour sans avoir apporté la moindre solution aux problèmes des Etats latins d'Orient pour lesquels ils étaient partis arrivés.

- La troisième en 1189 fut dirigée en 1189 par le roi de France Philippe Auguste, l'empereur de Germanie qui est Frédéric Barberousse et le roi d'Angleterre qui est Richard C½ur de Lion.

- La quatrième en 1204, initiée par le pape Innocent III , est marquée par des conflits stratégiques entre le pape et les croisés. Voulant atteindre l'Égypte, devenue le centre de la puissance musulmane, les chrétiens négocient le transport des armées avec Venise sans l'accord pontifical. Ne contribuant en rien à la défense de la Terre sainte, ils fondent l'Empire latin d'Orient qui est détruit en 1261.

- La cinquième aussi appelée « croisade des enfants », en 1212.
Ce fut les enfants de France et d'Allemagne qui quittèrent l'Europe pour partir en croisade. Des armées de chevaliers, parfois commandés par des souverains partirent également.

- La sixième croisade ou «Croisade des barons» se passa en 1228 et est menée par l'empereur Frédéric II. Il s'embarque pour la Terre sainte et rejoint à Acre la majeure partie de son armée. Il cherche à récupérer Jérusalem en négociant avec le sultan égyptien Al-Kamil. Ces négociations débouchent sur un traité de paix signé à Jaffa en 1229.

- La septième croisade entre 1248 et 1254 fut conduite par le roi de France Saint Louis. Fait prisonnier, il fut libéré, revint en France et reparti a la tête de la huitième croisade en 1270.

- En 1270 à lieu la huitième croisade Saint Louis organise également la dernière grande croisade, en 1270, à laquelle la noblesse répond sans enthousiasme. L'expédition, dirigée contre la Tunisie, cherche à obtenir la conversion du chef de Tunis. Elle s'achève brutalement lorsque Saint Louis meurt sous les murs de Tunis le 25 août 1270.

- La neuvième et dernière croisade se déroule en 1291.

Les croisades furent empruntes de violence et de cruauté. De nombreux musulmans furent massacrés mais ils ne furent pas les seuls à souffrir. En effet, les communautés juives qui vivaient dans les pays comme la France ou l'Allemagne, furent l'objet de nombreuses attaques menées par les armées en chemin pour les croisades.


b) La prédication :
Depuis le XIIème siècle, face aux hérétiques qui discutent sur les places publiques, face à la société urbaine qui a besoin qu'on lui parle différemment de Dieu et de son salut, une parole nouvelle commence à se faire entendre.
La prédication connaît un élan extraordinaire et une métamorphose profonde. Elle ne tombe plus d'en haut sur le peuple des fidèles, mais s'adresse vraiment à lui, s'efforce de lui parler de ses problèmes spécifiques

Cette catéchèse se résume en trois points :

· Inspirer la peur de la damnation éternelle. Pour l'éviter, il faut mourir en accord avec le Seigneur, dans le pardon des fautes commises. On insiste sur la nécessité de penser constamment à la mort et sur les horreurs de l'enfer et du purgatoire.

· Montrer la voie du salut. Elle passe par la confession, qui aide à triompher du Malin. Les oeuvres de pénitence et de miséricorde en sont les compléments indispensables. On croit aussi au jeûne, au pèlerinage, aux croisades et à l'aumône. L'appel aux saints et à la Vierge est tout autant recommandé.

· Lutter contre les péchés. Plus de la moitié du traité d'Étienne de Bourbon y est consacré. L'auteur range sous les sept péchés capitaux tous les crimes de son temps.


9. Les Franciscains et les Dominicains:
a) Franciscains :
Parallèlement à l'apparition des dominicains naît le mouvement des franciscains, instauré par François d'Assise, le fils d'un riche marchand de tissus est né en 1182 dans la ville italienne d'Assise.
Il renonce à la vie luxurieuse qui lui était proposée par son père. François passe son temps à prier et donne tout ce qu'il possède aux moins favorisés.

En 1209, après 3 ans de pénitence il réunit autour de lui, douze « petits frères» pour lesquels le désir du retour à la pureté évangélique s'exprimait au sein de l'église. François devient très populaire, surtout parmi les pauvres.

Avec le temps, d'autres personnes le suivent, désirant partager sa vie d'absolue pauvreté et de dévotion. L'unique règle de vie des franciscains est l'évangile.
Dix ans plus tard, ils seront 3000 dispersés dans divers pays.

En 1226, l'ordre des Franciscains était répandu dans toute l'Europe, et à la fin du siècle, on comptait 1100 couvents et 30.000 religieux. Les Franciscains voyagent de pays en pays, sans domicile fixe, prêchant Dieu à ceux qu'ils rencontrent, mendiant nourriture et asile lorsqu'ils en on besoin.

Le pape Innocent III accorde à St François d'Assise et à ses disciples l'autorisation de poursuivre leurs missions. Ses disciples étaient appelés « Franciscains » et « Frères Mineurs ». Certains d'entre eux sont restés célèbres.
François d'Assise est canonisé par le pape et devient saint François d'Assise en 1228.

b) Dominicains :
Dominique Guzman naît en Castille dans une famille noble. Devenu prêtre, il est envoyé en Provence au début du XIIIème siècle pour aider à convertir les hérétiques. C'est à cette époque qu'il se rend compte que l'église doit mieux expliquer son enseignement dans les villes et les campagnes, au risque d'être mal comprise.

St Dominique attire un groupe de disciples qui partagent son opinion. Ils vivent dans la pauvreté et travaillent dans les villes, on les appelle les frères prêcheurs. Les Dominicains formèrent beaucoup de lettrés célèbres.

Dominique Guzman est pour le catholicisme et est protégé par l'évêque de Toulouse.
Il constituera un petit groupe de « prêcheurs », appelé Dominicains, reçut du pape Honorius III une approbation officielle.
Ensuite les dominicains prirent en charge une institution créée par le pape Grégoire IX pour dépister des hérétiques : l'inquisition.

L'église se montre généralement réticente face à l'utilisation de la violence contre les hérétiques jusqu'au XIéme siècle.
Cependant, un changement se produit au XIème et XIIème siècle ; les dissidents semblent plus nombreux et la chrétienté prend conscience d'elle-même.
Le ministre général avait un pouvoir moins absolu que le maître général des Dominicains.

Les inquisiteurs allaient être de plus en plus tentés à utiliser les méthodes judiciaires de leur époque.
L'ordre Dominicain, dans son ensemble, contribua à répandre cette philosophie que l'on appellera la « scolastique ».
Dominique retourne en Italie et se fixe à Bologne. C'est là qu'il meurt le 6 août 1221. Le 3 juillet 1234, le pape Grégoire IX le canonise.

Le pape fit entrer des Dominicains et des Franciscains dans les facultés de théologies, mais l'église se gardait bien d'imposer une philosophie. A côté de la scolastique existaient d'autres courants. Les deux principaux furent le scotisme et l'ockhamisme. La papauté voyait son influence diminuer sur les souverains.








10. Les conciles :

Au XIème siècle il y avait eu de nombreux synodes, mais aucune assemblée universelle.

Au XIIème siècle réapparaissent en Occident une série de conciles, que l'Église reconnaîtra comme ½cuméniques.
Les conciles sont oecuméniques, nationaux ou provinciaux suivant que les évêques convoqués sont ceux du monde entier ou seulement ceux d'une nation oui d'une province.

11. Le grand schisme :
A la fin du XIIIème siècle, la doctrine gallicane apparaît.
Les églises prétendent une plus grande autonomie et défendent les droits des évêques.

Le dernier pape du XIIIème siècle, élu en 1294 sous le nom de Boniface VIII, défendit les immunités ecclésiastiques à l'égard de l'impôt royal.
Cela produit une réaction vive de Philippe le Bel, roi de France, qui revendiqua une souveraineté absolue pour la royauté. Boniface VIII mourut le 11 octobre 1304.

Son deuxième successeur fut Bertrand de Got, archevêque de Bordeaux. En plus de ce dernier, Clément V fut élu pape par la diplomatie française.
Les papes restèrent à Avignon jusqu'en 1377 et leur prestige diminua nettement car ils étaient soumis au roi de France.

De plus, le XIV fut une période de désarroi pour l'église car la guerre de cent ans et la peste noire troublèrent les esprits.
Des sectes hérétiques obtenaient un grand succès et l'ordre des Franciscains était victime d'une division entre conventionnels et spirituels.

A la mort du pape Grégoire XI, en 1378, deux gros problèmes éclatèrent à Rome. Un nouveau pape fut élu : Urbain VI. Ce choix fut désapprouvé par 13 cardinaux de Rome, qui prirent pour initiative d'élire un deuxième pape : Clément VII. Chacun de ces deux papes nomme ses propres cardinaux.

Deux partis se constituèrent donc :
- l'Italie, l'Angleterre, l'empereur Charles IV, presque tous les princes allemands, la Flandre et les royaumes du Nord soutenaient Urbain VI
- la Reine de Naples, le roi de France Charles V, la Savoie, l'Ecosse, la Castille et l'Aragon soutenaient Clément VII.

Ces deux partis provoquèrent une rupture dans l'église que l'on a appelé le GRAND SCHISME.
Le peuple s'en prit ensuite à d'autres membres du clergé, comme les prêtres peu cultivés ou les moines et les religieuses qui n'étaient pas fidèles à leurs voeux.

De ce fait, l'église catholique perdit peu à peu son contrôle sur les gens qui revendiquèrent le droit de se faire une opinion personnelle sur des sujets comme l'éducation, la politique ou la religion, plutôt que d'accepter les consignes de l'église. Pour le résoudre, on essaya d'abord par la force.

Les deux papes s'excommunièrent mutuellement et se cherchèrent des partisans.
En 1394, on proposa de renoncer au pouvoir des deux papes. Certains réclamaient un arbitrage, tandis que d'autres voulaient un pouvoir universel. Pour finir, la monarchie française instaura une « soustraction d'obédience ». En 1409, 24 cardinaux élurent un troisième pape, Alexandre V. Son successeur, Jean XXIII, décida d'aboutir à une solution et convoqua un concile en 1414 à Constance.

Il existait un concile conciliaire soutenu par des canonistes gallicans.
Les conciles ½cuméniques avaient plus de pouvoirs que le pape et sont convoqués régulièrement. Chaque église nationale aurait une large autonomie, et la chrétienté serait une sorte de fédération d'église nationale.

Au concile de Constance, (1414-1417), la doctrine conciliaire semble l'emporter.
On réussit à obtenir la démission de deux papes sur les trois élus précédemment : celui de Rome, Grégoire XI et celui des cardinaux, Jean XXIII.
Seul le pape d'Avignon, Benoît XIII, se réfugia en Espagne et s'entêta jusqu'à sa mort, en 1422.

Néanmoins, le grand schisme était terminé. Le concile de Constance avait décidé le rassemblement périodique des conciles universels.
Il a fallu attendre 1431 pour qu'un concile fût convoqué à Bâle (Suisse) par le pape Martin V.

Le concile de Bâle devait durer jusqu'en 1449 et devait élire un antipape en se terminant par la victoire totale de la papauté.
En effet, le pape l'emporta mais la réforme de l'église n'avait pas été accomplie.


12. Conciliarisme :

Une question se pose pour faire des réformes : qui doit le faire, le concile ou le pape ?
Le concile de Constance fait remarqué que puisqu'il a pu déposer des papes, c'est qu'il leur est supérieur.
Les papes reconnaissent cette supériorité mais n'y voient qu'une mesure de circonstance, nécessaire pour mettre fin au schisme.

L'Eglise est une monarchie absolue ou le pape a toute autorité. Le concile soutient au contraire que l'église est une monarchie constitutionnelle ou le pape est contraint de demander au concile général son assentiment.

C'est le Conciliarisme : les pères en concile sont supérieurs aux papes, l'église doit donc être régie par une assemblée démocratique qui représente l'autorité des évêques. L'idée que les prêtres sont inutiles mène à la réforme : dans le protestantisme, le sacerdoce est universel, tout le monde est prêtre.
13. Concile de Bâle :

Le concile se réunit à Sienne en 1423. Des projets de réforme y sont exposés, mais peu de pères sont présents. Martin V dissout le concile en 1424, sans susciter de bien vive protestation.

Toujours selon les décisions de Constance, un nouveau concile est convoqué à Bâle en 1431.
La composition de ce concile est différente des précédents. Le successeur de Martin V, Eugène IV, commet une erreur de jugement lourde de conséquence : sur la foi des rapports qui lui décrivent l'assemblée de Bâle comme un concile fantôme, il la déclare dissoute et annonce qu'il en convoquera une autre 10 mois plus tard à Bologne. Cet acte d'autorité réveille le Conciliarisme. Devant l'agitation qui monte, le pape fait des concessions et reconnaît en 1433 que le concile n'avait jamais cessé d'être légitimement réuni.

La réforme était un des soucis les plus pressants de l'église.
On réorganise la cours de Rome réduite à l'impuissance, on diminue le nombre de cardinaux et on précise le texte du serment prêté par le pape le jour de son élection, en y insérant la promesse de respecter les décisions conciliaires.

Le concile ne se contente pas d'exercer le pouvoir législatif, il s'approprie l'exécutif et se muni d'une lourde charge administrative et judicaire.
Les instances affluent et rapidement l'expédition d'affaires mineures détourne l'attention de l'assemblée des grandes questions qu'elle avait pour mission de résoudre.

En 1437, la majorité du concile refuse de se déplacer dans l'un des villes où les grecs avaient acceptés de se rendre. Le pape déclare alors que le synode est transféré à Ferrare.
Les Bâlois (ceux de Bâle) choisissent la révolte et ouvrent le procès d'Eugène IV. Le pape qui ne l'avait pas respecté est accusé d'hérésie, et un antipape est élu, Félix V de Savoie, auquel la France, L'Aragon, la Castille et la plupart des états allemands se rallient.


14. Concile de Florence et la revanche du pape :

1439 marque les débuts du renouveau. Peu d'évêques viennent au concile de Ferrare, transportés ensuite à Florence ; mais le six juillet 1439 retentit la proclamation de l'unité entre les églises d'orient et d'occident.

Peu a peu, la papauté regagne le terrain perdu. Le concile se déplace à Lausanne ou il se fixe encore quelques mois.

En 1449, Félix V dépose lui-même la Tiare




15. Le gallicanisme :
C'est la doctrine qui a pour objet la défense des libertés de l'Église de France à l'égard du Saint-Siège, tout en restant sincèrement attachée aux dogmes catholiques : le pape n'a pas à se mêler des élections épiscopales pour en retirer de l'argent, il doit laisser beaucoup plus de liberté et d'initiative aux évêques dans leur diocèse, et c'est seulement dans les cas très graves qu'on peut en appeler du tribunal de l'évêque à celui du pape.
Cette théorie est défendue par des évêques français au concile de Constance et au concile de Bâle (1431-1449).


16. Les concordats :

Si la papauté ne fut finalement pas obligée de partager ses pouvoirs avec le concile, elle dut en céder une part considérable aux États. Pour arracher des concessions au pape, les souverains se font les porte-parole du mécontentement qu'a fait naître la centralisation pontificale.

Ils font chorus avec les partisans de la réforme. Adversaires des abus et défenseurs des libertés ecclésiastiques, ils se donnent le beau rôle en face du Saint-Siège, présenté comme tyrannique et cupide. Ils ne sont pas pour autant les alliés inébranlables du Conciliarisme. La lutte contre la monarchie romaine n'est pas une fin un soi mais un moyen.

Divers concordats sont donc signés entre 1418 et 1518, avec Venise (1451), le Piémont et la Savoie (1452), Gênes (1453), Milan (1460). Ce sont ensuite les royaumes ibériques, le Danemark et la Hongrie. Le Concordat de Vienne est signé entre Frédéric III et Eugène IV en 1448.
Il y a cependant une limite qui n'est jamais dépassée. Les souverains reçoivent le droit de présenter les candidats que Rome institue, ou bien ils contrôlent, grâce au placitum, les choix faits par le Saint-Père.
Dans l'un et l'autre cas, le principe qui réserve au pouvoir spirituel le désignation des ecclésiastiques est sauvegardée, mais la puissance effective est partagée : au roi revient l'influence sur la composition du haut clergé; la papauté s'assure les «services» payés par les évêques et les abbés qu'elle investit.





17. Lexique :
- Admonition : avertissement.

- Accession : arrivée, augmentation, avancement, élévation, accroissement

- Antipape : pape élut irrégulièrement et par conséquent non reconnu par l'église romaine.

- Arbitrage : règlement d'un litige par arbitre, d'un conflit entre nations par des juges de leur choix et sur la base du respect du droit ; sentence ainsi rendue.

- Canoniser : mettre en nombre des saints.

- Canoniste : spécialiste du droit canon.

- Chapitre : personne qui élit les évêques.

- Concile : assemblée régulière d'évêques et de théologiens qui décident des question de doctrine ou de discipline ecclésiastique.

- Concordat : convention entre le saint siège et un état souverain réglant les rapports de l'église catholique et de l'état.

- Controverse : débat, contestation sur une question, une opinion.

- Croisade : guerre sainte menée par les chrétiens.

- Curie : ensemble des organismes gouvernementaux du saint siège.

- Diocèse : territoire placé sous la juridiction d'un évêque.

- Dissident : action ou état d'une personne qui cesse de se soumettre à une autorité établie, qui se sépare d'une société, d'une communauté religieuse, politique,...

- Dualisme : pensée religieuse ou philosophique qui admet deux principes, le bien et le mal, le corps et l'âme, opposés dès l'origine.

- Episcopale : qui appartient à un évêque.

- Episcopalisme : théorie selon laquelle l'assemblée des évêques est supérieure au pape.

- Excommunié : maudit

- Gallicanisme : doctrine qui a pour projet la défense des franchises de l'église de France (gallicane) à l'égard du Saint siège.

- Hérésiarque : hauteur ou propagateur d'une hérésie.

- Hérésie : opinion ou usage en contradiction avec les manières de pensées ou de se comporter. Doctrine d'origine chrétienne contraire à la foi catholique et condamnée par l'église.

- Hérétique : personne en désaccord avec l'enseignement de l'église.

- Lettrés : qui a du savoir, de la culture littéraire.

- Missives : lettres quelconques.

- Manichéisme : religion ancienne née en Perse qui doit son nom à son fondateur, le Babylonien Mani. Pendant plusieurs siècles, elle offrit une alternative puissante au christianisme.

- Obédience : obéissance à un supérieur religieux ; permission écrite d'un supérieur religieux.

- ¼cuméniques (concile ½cuménique): qui rassemble, qui intéresse l'ensemble des Eglises.

- L'ordre péremptoire : affirme ses opinions sans autres considérations.

- Pontificale : en rapport avec le Pape

- Scission : division.

- Scolastique : se dit de toute doctrine comme dogmatique et sclérosée.

- Théocratie : régime politique dans lequel le pouvoir est considéré comme venant directement de Dieu et exercé par ceux qui sont investis de l'autorité religieuse.

- Théocratique : relatif à la théocratie.

- Tiare : coiffure d'apparat à 3 couronnes du pape pour les cérémonies non liturgiques.
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#Posté le mardi 26 avril 2005 08:19

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